Investir l'équivalent de 2% du PIB mondial pour une économie propre

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Un rapport de l'ONU confirme que l'environnement peut faire bon ménage avec une autre forme de croissance.

Après trois années d'enquêtes menées dans le monde entier, le PNUE (Programme des Nations unies pour l'environnement) a rendu public la semaine dernière à Pékin son rapport « Vers une économie verte : pour un développement durable et une éradication de la pauvreté. » D'après les experts, investir 2 % du PIB mondial dans dix grands secteurs (agriculture, énergie, construction, eau, foresterie, pêche, déchets, tourisme, transports...) permettrait de sortir d'une économie polluante et inefficace, tout en préservant un rythme de croissance identique, voire supérieur, aux prévisions établies sur la base des modèles actuels. Le rapport émet quelques suggestions quant aux modes de financement de ces secteurs. Dans les transports, par exemple, les prix devraient intégrer les coûts sociétaux des encombrements, des accidents ou de la pollution. Autre avantage qu'il y aurait selon l'ONU à s'affranchir d'une dépendance aux énergies fossiles et d'une économie fortement émettrice de gaz à effet de serre : une diminution des chocs et autres pénuries liés à la volatilité des cours et à l'épuisement certain de ces ressources (quel qu'en soit le terme) et une réduction de moitié de l'empreinte écologique par habitant d'ici à 2050.

Mutation conforme

Certes, certains secteurs (comme la pêche) connaîtront dans un premier temps des pertes nettes d'emplois, mais à terme, ceux créés dans les nouveaux segments de marchés tels que les énergies renouvelables ou l'agriculture durable compenseront ces pertes. 100 à 300 milliards de dollars par an investis dans une agriculture durable d'ici à 2050, synonyme de meilleurs rendements et de temps libéré pour les femmes, favoriseraient de surcroît l'équité sociale.

Le PNUE s'est réjoui de constater que de plus en plus de pays avaient engagé une mutation conforme aux recommandations de ce rapport. Outre la Chine, devenue en 2010 le premier investisseur au monde pour les énergies renouvelables et qui prévoit d'investir 468 milliards de dollars dans les cinq prochaines années, la Barbade, le Cambodge, l'Indonésie, la Corée du Sud et l'Afrique du sud ont d'ores et déjà entamé des plans d'économie verte.

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