L'AIE "découvre" enfin les énergies renouvelables

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Le premier rapport de court terme que l'agence internationale de l'énergie (AIE) consacre aux énergies renouvelables anticipe une croissance de la production de 40 % d'ici à 2017.

Le rapport publié ce jeudi par l'agence internationale de l'énergie (AIE) est une première. Les énergies renouvelables (hydroélectricité, solaire, éolien, biocarburants, biomasse...) ont atteint un volume de production suffisant pour justifier que l'AIE y consacre des prévisions à court terme, six ans en l'occurrence. Celui publié ce jeudi s'inscrit dans une série que l'agence a consacrée au pétrole, au gaz et au charbon.

Il table sur une hausse de 1.840 TWh de la production d'électricité à partir de sources renouvelables entre 2011 et 2017, soit 60 % de plus que la hausse enregistrée dans les cinq années précédentes. Et si l'on raisonne hors hydroélectricité (qui représente aujourd'hui 80 % de la production d'énergie renouvelable dans le monde), cette croissance dépasse 100 %.

Glissement géographique vers les pays émergents

D'abord largement soutenue par des politiques publiques favorables dans les pays développés, la croissance des énergies renouvelables (ENR) s'est récemment déplacée vers les pays émergents, tirée par la hausse de la demande et une recherche de l'indépendance énergétique. Les deux tiers de la croissance attendue se produiront dans les pays émergents, Inde, Brésil et surtout, Chine, pour 40 %. Les Etats-Unis et l'Allemagne connaîtront également une croissance significative, mais au global, les pays hors OCDE pèseront 60 % de la production d'énergie renouvelable hors hydroélectricité.

En France, l'AIE prévoit un accroissement de 15 GW des capacités de production qui devraient atteindre 52 GW en 2017. Cette hausse serait due essentiellement à l'éolien terrestre (ce qui peut surprendre lorsqu'on connaît les difficultés que traverse actuellement le secteur) et au photovoltaïque, aujourd'hui dans une situation guère plus enviable... Dans un contexte de maturation des technologies, de concurrence accrue et de réduction globale des coûts, les acteurs sont confrontés à des évolutions parfois brutales des politiques publiques de soutien à ces énergies alternatives et un effondrement rapide des coûts pour certains types d'énergie, notamment le solaire photovoltaïque.

Concentration attendue dans le solaire

En plus de ce déplacement vers les marchés émergents, cette situation instable devrait déboucher sur une restructuration des chaînes d'approvisionnement et une concentration du secteur côté fabricants, déjà visible au cours de la dernière année qui a vu la faillite de plusieurs acteurs significatifs du secteur.

La part de l'hydroélectricité dans le mix des énergies renouvelables devrait passer de 80 à 68 % en 2017. Parmi les autres ENR, l'éolien restera prédominant et verra ses capacités de production plus que doubler d'ici à 2017, à 460 gigawatts (GW). Le soalire devrait pour sa part atteindre près de 5 % des capacités ENR, soit 230 GW.

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Commentaires
a écrit le 14/02/2013 à 18:55 :
Bonjour,
Je voudrai bien connaître , si quelqu'un
Peut me renseigner, sur la production
D'électricité en France .
1 production par éolienne?
2. production photovoltaïque?
3 production nucléaire ?
Merci d'avance.
Pas sur s'abstenir. Merci
a écrit le 06/07/2012 à 7:54 :
L'AIE "découvre" enfin les énergies renouvelables ou bien La Tribune découvre les rapports de l'AIE, lesquels prennent bien évidement en compte depuis très longtemps les dites énergies? Ces propos acerbes s'expliquent-ils par le fait que l'AIE ait toujours donné aux dites EnR leur juste place, forcément limitée en regard de leurs inconvénients, notamment l'intermittence de l?éolien et du solaire, et de l?appétit croissant des pays émergents pour les énergies fossiles et tout particulièrement le charbon?
Réponse de le 07/07/2012 à 2:38 :
Complètement idiot ton commentaire georges, plein d'amalgames sur les émergents, une méconnaissance des enr et des rapports de l'AIE et de ses tendances depuis l'origine.

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