LGV vers le Sud : Juppé et Moudenc réagissent

Mikaël Lozano

Mikaël Lozano
Un temps quasiment enterré, puis repoussé aux calendes grecques, les projets de lignes à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax reprennent, ces dernières semaines, du poil de la bête. Alain Vidalies a annoncé que la signature de la déclaration d'utilité publique des deux lignes, regroupées sous l'appellation Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO), serait signée dimanche 5 juin.
Interrogés ce vendredi à l'occasion de la Conférence économique des métropoles qui avait lieu à Bordeaux, Alain Juppé et Jean-Luc Moudenc ont forcément applaudi. Les deux dirigeants sont sur la même ligne.
Son nom n'est pas cité mais Alain Juppé vise ici, notamment, le président du Conseil régional d'Aquitaine Limousin Poitou-Charentes, Alain Rousset, qui s'est engagé auprès d'Europe Ecologie les Verts à ne pas financer de nouveaux projets LGV lors de l'entre-deux tours des dernières élections régionales. Alain Rousset renvoie désormais la balle à l'Etat pour régler cette question du financement.
Dans un communiqué commun publié en début d'après-midi, les deux maires complètent leur propos :
Rappelons que le Conseil d'Etat a validé il y a quelques jours le projet de décret déclarant d'utilité publique les travaux nécessaires à la réalisation des lignes du GPSO, alors que la commission d'enquête préalable avait, elle, émis un avis défavorable, estimant que :
Si elle a retenu favorablement la réduction d'une heure de temps de trajet entre Bordeaux et Toulouse, la commission d'enquête estime le gain de 20 minutes entre Bordeaux et Dax insuffisant.
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GPSO est destiné à réduire de deux heures le temps de trajet entre Toulouse et Paris, en le faisant passer à 3 h 10, et accélérer les échanges vers l'Espagne via Bordeaux-Dax. Le projet va encore devoir surmonter de nombreux écueils. Et notamment le piège tendu par l'association Coordination Vigilance LGV Gironde, dont 140 membres ont acheté en indivision deux parcelles d'une surface totale de 1.868 m2 sur le tracé de la LGV dans la commune de Landiras, en sud-Gironde. Tous sont prêts à aller jusqu'au procès en expropriation.
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Mikaël Lozano