En 2021, le trafic du Grand port maritime de La Rochelle (GPMLR) est resté quasi-stable par rapport à 2020, avec un volume de 8,8 millions de tonnes correspondant à un tassement dans l'épaisseur du trait, à -0,9 %.
En recul de -12,9 % sur un an, le trafic céréales-oléagineux représentait près de 3,2 millions de tonnes en 2021, soit 37 % des échanges totaux du port. Nettement plus que les produits pétroliers, deuxième plus grosse filière avec près de 2,8 millions de tonnes l'an dernier, soit 32 % du trafic, en très légère hausse. Les produits du BTP (13 %), orientés à la hausse, et les vracs agricoles (9 %), en léger recul, devancent la dernière grande filière impliquée au port de La Rochelle, les produits forestiers et papetiers (6 %), en petite hausse.
Son dernier gros coup de grisou le port de La Rochelle l'avait subi en 2012, avec un trafic historiquement bas à 8,3 millions de tonnes. L'activité est ensuite remontée jusqu'à 9,8 millions de tonnes en 2015, avant de chuter à 8,5 millions de tonnes en 2017. Et puis le trafic rochelais est remonté en 2018 et 2019 (9,6 puis 9,7 millions de tonnes), avant de chuter lourdement à 8,9 millions de tonnes en 2020 (-8 %). Le tassement actuel de l'activité n'est donc pas aussi décisif que l'on pourrait croire et la courbe d'activité semble suivre un mouvement d'oscillation récurrent plutôt lié à l'évolution des marchés qu'à une crise du modèle de développement.