Covid-19 : à La Rochelle, le chantier naval Neel-Trimarans va reprendre le travail
Jean-Philippe Déjean
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Un trimaran du chantier Neel-Trimarans
Olivier Blanchet/Neel Trimarans
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Un trimaran du chantier Neel-Trimarans
Olivier Blanchet/Neel Trimarans
Créé en 2009, en pleine crise financière, Neel-Trimarans est sans doute l'ultime chantier naval fondé en Nouvelle-Aquitaine à avoir ouvert un nouveau segment de marché dans le nautisme : celui du trimaran hauturier. C'est ainsi que Neel-Trimarans est rapidement devenu le leader mondial des bateaux de plaisance à trois coques. Les deux leaders mondiaux du catamaran, qui compte deux coques, étant également néo-aquitains, puisqu'il s'agit de CNB (groupe Bénéteau) à Bordeaux et Fountaine Pajot à La Rochelle.
Neel-Trimarans, codirigé par Eric Bruneel et son associé Christian Mocquery, a engrangé énormément de nouvelles commandes en 2019 et recruté une soixantaine de personnes, ce qui a doublé son effectif qui est aujourd'hui de 120 salariés. Frappé comme tout le monde par l'impact du coronavirus, le chantier naval prévoit néanmoins de traverser cette crise mondiale sans trop d'encombres.
Cela ne signifie pas que la crise économique provoquée par la pandémie de coronavirus n'aura pas d'impact sur le nautisme. Mais elle fonctionne différemment puisque la crise financière amorcée aux Etats-Unis à l'été 2007 avait aussitôt ratissé les riches acheteurs américains de grands bateaux, alors au bord de la ruine.
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Le chantier, qui fabrique beaucoup de trimarans à voiles, a d'ores et déjà commencé à produire des masques alternatifs en tissu, en suivant les patrons fournis par l'Afnor, pour équiper les salariés quand ils seront de retour.
Jean-Philippe Déjean