Éolien à Oléron : les défis du parc en mer le plus profond du monde

Maxime Giraudeau
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Parc eolien offshore de saint-nazaire
STEPHANE MAHE

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Parc eolien offshore de saint-nazaire
STEPHANE MAHE
Le 29 juillet 2022, le gouvernement engageait le projet de parc éolien au large de l'île d'Oléron en Charente-Maritime, en le reléguant à quarante kilomètres des côtes contre dix initialement prévus. Conséquence du débat public marqué par de vives protestations autour d'une installation qui devait s'implanter au cœur d'un Parc naturel marin. Vingt mois plus tard, scientifiques et candidats à l'appel d'offre se cassent la tête : à 65 et jusqu'à 71 mètres sous l'eau, on parle du parc éolien offshore sur fondation fixe le plus profond au monde.
« Le fait de sortir du Parc naturel marin était loin de résoudre tous les problèmes. On manque de données, d'où la nécessité d'avoir une action coordonnée de la recherche académique », lance Francis Beaucire, géographe. Ce 13 mars dans l'hémicycle de la Région Nouvelle-Aquitaine à Bordeaux, les universitaires réunis en colloque scientifique appellent à la mobilisation face à des développeurs énergétiques tourmentés. Comment proposer un dossier compétitif à l'État alors que les contraintes techniques sont gigantesques ?
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« Il nous manquera les études sur les états initiaux des fonds marins au moment de la remise de l'offre. On va se retrouver avec des dossiers qui évoquent des hypothèses mais sans savoir à 100 % ce qu'on va faire », évoque à La Tribune la représentante d'une société candidate à l'appel d'offre. A quarante kilomètres des côtes, par plus de 60 mètres de fond, la construction d'un parc relève du chantier titanesque. C'est pourtant bien le lauréat de l'appel d'offre qui sera chargé de son financement. Celui-ci sera désigné d'ici le début de l'année 2025 par l'État, parmi neuf candidats déclarés.
Maxime Giraudeau