Éolien offshore à Oléron : comment la filière régionale compte capter les retombées
Anne Farthouat
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Photo d'illustration
Maritime Kuhn
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Si le projet de parc éolien offshore prévu au large de la Charente-Maritime suscite une vive opposition de la part des associations environnementales, des marins-pêcheurs et de la plupart des élus concernés, il est en revanche synonyme de belles perspectives économiques pour nombre d'acteurs locaux. D'après l'association Aquitaine blue énergies (ABE), fondée en mai 2021 par sept partenaires pour fédérer les acteurs régionaux de la filière énergies marines (1), un parc éolien de 500 MW génère en effet de l'ordre de 650 ETP en phase de construction, et d'environ 160 ETP en période de maintenance.
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Porté par l'Etat et par RTE, le projet « éolien en mer en Sud-Atlantique » prévoit à horizon 2030 un premier parc de 35 à 70 éoliennes posées au large des côtes charentaises, d'une puissance cumulée de 0,5 à 1 GW. Et éventuellement un second parc, posé ou flottant, d'une puissance d'au plus 1 GW. Avec un coût global estimé entre 1,5 et 3 milliards d'euros. Il s'inscrit dans la continuité d'un premier projet de 600 MW envisagé dès 2015, et réorienté depuis, au regard des objectifs inscrits dans la Programmation pluriannuelle de l'énergie : le lancement de projets éoliens pour une puissance cumulée de 3,35 GW entre 2019 et 2023, puis d'un GW par an ensuite.
Anne Farthouat