Les panneaux solaires vont pousser au-dessus des champs. Le 23 août dernier, la préfecture des Landes a délivré les permis de construire convoités par l'énergéticien GLHD pour son vaste projet agrivoltaïque au sud-est de Mont-de-Marsan. Avec cette opération baptisée Terr'arbouts, l'entreprise basée en Gironde veut y déployer plus de 200 hectares d'installations photovoltaïques disséminées sur un périmètre de 700 hectares de terres agricoles.
Avec les 53 permis de construire obtenus pour les 46 ilots répartis sur six communes, l'entreprise basée en Gironde atteint ainsi l'avant-dernière étape réglementaire. « Après cinq années de concertation et de discussions, c'est le moment où on fait se rejoindre les enjeux de la décarbonation et de l'agriculture », se satisfait Jean-Marc Fabius, président de GLHD, dont EDF et la banque australienne Macquarie sont actionnaires. Mais le premier coup de pelle n'est pas prévu avant 2026 car la convention de raccordement avec RTE doit encore être établie, avant de boucler une phase de financement de plusieurs centaines de millions d'euros. La mise en service est espérée pour 2028 et d'ici là, les futures cultures sont testées sur une parcelle expérimentale.
Un processus long pour une conception initiée en 2019 mais qui pourrait au final, avec 450 MW de puissance raccordée, figurer comme le plus important montage solaire de France. Ce qui pose bien des contraintes en terme d'insertion et d'acceptation paysagère. Même si l'installation est fragmentée et diffuse, GLHD doit composer avec la proximité des habitations. En 2021, ses équipes avaient procédé à une concertation préalable pour négocier la localisation des panneaux avec les habitants et se prémunir d'éventuels recours. Ce qui ne l'empêche pas, trois ans plus tard, de recevoir un avis défavorable à la suite de l'enquête publique qui s'est déroulée à la fin de l'hiver.