La centrale du Blayais, mauvaise élève de la sûreté nucléaire en 2023

Maxime Giraudeau
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La centrale girondine a été soumise à 42 inspections de l'ASN en 2023.
ASN/Sipa/J.M. Nossant

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La centrale girondine a été soumise à 42 inspections de l'ASN en 2023.
ASN/Sipa/J.M. Nossant
Sur la scène médiatique, la centrale du Blayais est soutenue de toutes parts par élus et monde économique pour accueillir une nouvelle paire de réacteurs à horizon 2050. Mais dans l'instant, côté production, les temps sont contrariés pour le site d'EDF ancré en bord d'estuaire. En 2023, la production est en chute de 20 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années, pour cause de maintenance décennale sur l'un des réacteurs. Ce poste suscite les remontrances de l'Autorité de sûreté nucléaire qui a présenté - tardivement - ce 10 septembre son bilan annuel de l'année 2023 pour la centrale.
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Avec 54 événements significatifs enregistrés, les performances des 2.000 salariés des équipes blayaises sont « en retrait par rapport à l'appréciation générale que l'ASN porte sur EDF en matière de sûreté nucléaire », lit-on dans les traditionnelles formulations du rapport qui insistent sur une dégradation des performances encore accrue par rapport à 2022. « L'ASN considère que les performances de l'exploitant n'ont pas été à l'attendu, malgré la mise en place d'un plan de rigueur d'exploitation par la direction du site », écrit l'inspection. En cause, deux dynamiques : des lacunes de formation et de maintien des compétences ainsi qu'un manque de respect des procédures et de préparation des activités.
Maxime Giraudeau