Les centrales nucléaires de Civaux et Golfech face au défi de redémarrer

Maxime Giraudeau
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centrale nucléaire civaux
MG / La Tribune

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Redémarrer une centrale, c'est tout un programme. Dans le Sud-Ouest, les opérations ont donné pas mal de fil à retordre aux équipes d'EDF. C'est l'enseignement du bilan de l'Autorité de sûreté nucléaire présenté ce 10 septembre pour les sites nucléaires de Civaux, dans la Vienne, et de Golfech, dans le Tarn-et-Garonne. L'ASN estime que les deux sites sont dans la moyenne de l'appréciation globale qu'elle porte sur les sites nucléaires français en 2023, contrairement à la centrale voisine du Blayais. Mais relève aussi quelques dysfonctionnements.
En 2021, Civaux était la première centrale où le phénomène de corrosion sous contrainte était décelé, la contraignant à 17 mois d'arrêt. Le redémarrage de ses deux réacteurs est intervenu progressivement à partir du début de l'année 2023. Mais non sans quelques désagréments. « L'ASN considère que les performances se sont dégradées en 2023, notamment en ce qui concerne la conduite des installations. Le redémarrage des deux réacteurs a été particulièrement concerné par des erreurs ou des difficultés à maintenir les installations dans l'état attendu », pointe le rapport.
Dans le détail, deux incidents de niveau 1 sont survenus à la centrale en février 2023. Lors du rechargement en combustible, « une mauvaise gestion des différents circuits de ventilation du bâtiment réacteur a conduit à l'indisponibilité d'un appareil de mesure de la radioactivité pendant environ 7 heures », indique l'ASN à La Tribune. Deux semaines plus tard, une chute de pression en dessous de la valeur minimale autorisée est survenue trois fois lors du remplissage en eau du circuit primaire d'un réacteur. Des événements qui nourrissent la vigilance de l'Autorité quant au maintien des compétences sur site.
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Côté gestion de la corrosion, si EDF a mis au point un système de détection par ultrasons pour révéler les fissures qui touchent les tuyauteries de refroidissement, on en sait peu sur les procédures d'intervention. L'énergéticien a fait appel à des sous-traitants et des soudeurs venant des États-Unis pour renforcer ses effectifs dans le domaine de la soudure (estimés à 500 personnes).
Maxime Giraudeau