Centrale nucléaire de Fukushima : vers un nouvel essai pour retirer des débris
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Une sonde, équipée d'un bras robotique, doit être envoyée à l'intérieur d'un réacteur en panne.
Reuters
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Une sonde, équipée d'un bras robotique, doit être envoyée à l'intérieur d'un réacteur en panne.
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Le nettoyage de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon avance lentement, mais sûrement. Son exploitant, Tepco, a annoncé ce lundi qu'une nouvelle tentative de retrait d'un échantillon des débris hautement radioactifs, toujours prisonniers des réacteurs, était programmé demain, mardi.
Une sonde, équipée d'un bras robotique, doit être envoyée à l'intérieur d'un réacteur en panne. Elle devrait mettre environ une semaine pour atteindre les débris radioactifs et réapparaître quatre semaines plus tard avec un échantillon. L'analyse de ce dernier permettra d'obtenir des indications sur l'état de l'intérieur des réacteurs et du danger de leur contenu. Les débris ont des niveaux de radiation si élevés que Tepco a dû développer des robots spécialisés capables d'y résister pour fonctionner à l'intérieur.
La manœuvre devait initialement débuter le 22 août. Elle a toutefois été interrompue après un problème technique concernant l'installation des équipements nécessaires.
La Tokyo Electric Power Company (Tepco) cherche à récupérer une infime quantité (3 grammes) parmi les 880 tonnes de débris radioactifs qui se trouveraient à l'intérieur des réacteurs de la centrale nucléaire touchée par le tsunami dévastateur de 2011, afin de l'analyser et de décider de la suite.
Pour rappel, trois des six réacteurs de Fukushima fonctionnaient lorsque le tsunami a frappé la centrale le 11 mars 2011, faisant fondre les systèmes de refroidissement, provoquant la pire catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl.
Le retrait des débris est considéré comme le défi le plus délicat du projet de déclassement de la centrale. Les travaux de décontamination et de démantèlement doivent durer plusieurs décennies. Tepco avait envoyé fin février deux mini-drones et un mini-robot, en forme de serpent, dans l'un des trois réacteurs gravement endommagés. Mais l'opération avait été interrompue pour des raisons techniques.
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En dehors de la question des déchets, la centrale nucléaire pose d'autres problématiques. Après le feu vert de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le Japon a commencé l'été dernier à rejeter très progressivement dans l'océan Pacifique l'eau de la centrale utilisée notamment pour refroidir les cœurs des trois réacteurs de la centrale, après son traitement par le système ALPS. Comme évoqué précédemment, ce système permet de débarrasser les eaux récupérées sur le site de la plupart de leurs substances radioactives.
Provenant aussi de nappes souterraines et de la pluie, cette eau a été longtemps stockée dans d'immenses citernes sur le site de la centrale et traitée, à l'exception du tritium, qui n'est dangereux qu'à de très hautes doses concentrées selon les experts.
Ainsi, le Japon prévoit en tout de déverser dans l'océan Pacifique plus de 1,3 million de m3 d'eau de Fukushima - soit l'équivalent de 540 piscines olympiques - mais de manière extrêmement graduelle, jusqu'au début des années 2050, selon le calendrier actuel. Le Japon et l'AIEA assurent que ce processus, qui doit durer jusqu'au début des années 2050, est sans danger pour l'environnement marin et la santé.
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Le lancement du processus avait toutefois provoqué une crise diplomatique entre le Japon et la Chine, qui a suspendu depuis fin août 2023 toutes ses importations de produits de la mer japonais, suivie depuis par la Russie. L'interdiction chinoise a particulièrement affecté les pêcheurs de coquilles Saint-Jacques de l'île septentrionale de Hokkaido, à quelque 500 kilomètres au nord de la centrale de Fukushima, qui dépendent des usines chinoises pour décortiquer les mollusques.
(Avec AFP)
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