Éolien en mer : premiers abandons sur l'exigeant parc d'Oléron

Maxime Giraudeau
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Photo d'illustration
Groupe maritime Kuhn

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C'est à 40 kilomètres des côtes de la Charente-Maritime, d'où les terriens ne le verront pas, que doit pousser le parc éolien en mer le plus profond au monde. Au moins 50 mâts vont être arrimés à une soixantaine de mètres sous la surface de l'Atlantique dans le courant des années 2030. Rarement sur les littoraux du globe on aura vu d'installation énergétique si éloignée de la terre.
Pour toutes les difficultés qu'engendre cette distance, certains candidats ont décidé de lâcher l'affaire. Selon le média Green Univers, trois des neuf entreprises ou consortiums engagés dans la course n'ont pas remis de dossier au 2 avril, date butoir pour candidater. Il s'agit des tandems Skyborn-Cobra, Qair-Corio et RWE-Valorem. La Tribune a eu confirmation, par une des sociétés concernées et par des observateurs du secteur, de la défection des deux premières.
Seraient donc toujours en lice les consortiums EDF Renouvelables-Maple Power, TotalEnergies-Jera Power, Océole et Ocean Winds ainsi que l'Espagnol Iberdrola. La confidentialité instaurée par la Commission de régulation de l'énergie autour de l'appel d'offre empêche les entreprises de communiquer. Ainsi, les candidats interrogés par La Tribune n'ont pas confirmé leur maintien dans la course. L'abandon de deux voire trois acteurs confirme en tout cas toute la complexité autour du parc oléronais.
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« J'y vois deux problématiques. L'une est économique, avec un prix annoncé très bas par rapport à la caractéristique géographique du site. L'autre concerne le lieu avec des enjeux environnementaux forts. Les entreprises préfèrent se concentrer sur d'autres projets que celui d'Oléron », note Sylvain Roche, ingénieur de recherche à la chaire TRENT de Sciences Po Bordeaux.
Maxime Giraudeau