Raidlight investit dans le made in France grâce à Ant-Tex
Jean-François Pibre
Jean-François Pibre
Le made in France n'est pas mort. La preuve. La société Raidlight (Isère) a sorti, cet été, une gamme technique destinée aux trailers dans le cadre du projet national Ant-Tex (Atelier de nouvelles technologies Textiles). Ce programme qui est porté par le ministère de l'Économie et des Finances poursuit l'objectif de développer des procédés techniques innovants en matière de textile sportif. Il est encadré dans sa réalisation pour le Cluster Sporaltec, basé à Saint-Etienne. Le coût global de l'opération, financé pour moitié par la Direction Générale des Entreprises (DGE) du Ministère, se monte à 220 000 euros.
Pour parvenir aux produits finaux, Raidlight s'est appuyé sur quatre entreprises régionales : tout d'abord sur Insoft, une société de Romans (Drôme) spécialisée dans le prototypage de chaussures, sur Toptex, un bureau d'études basé à Chanas (Isère), sur Itech, une école d'ingénieurs matériaux polymères en particulier textiles, installée à Écully (Rhône) et Roanne (Loire) et sur le lycée Argouges de Grenoble (Isère), spécialisé dans la formation professionnelle textile. In fine, les produits, qui ont nécessité deux ans de R&D, se veulent plus confortables, plus légers, plus techniques et parfaitement désignés.
Techniquement, les produits répondent à de nouveaux procédés comme la technologie laser pour la découpe et le thermocollage pour l'assemblage des pièces.
Pour commercialiser la gamme nouvelle génération, Raidlight a créé une filiale baptisée Ino-Fab. La collection, lancée au début de l'été se compose aujourd'hui d'un sac à dos, de chaussures, de maillots et de shorts. Après tout juste trois mois de vente, les résultats semblent au rendez-vous.
D'ici trois ans, Raidlight vise même les 900 000 euros avec 20 % réalisés à l'international. Cette croissance estimée s'accompagnera d'une vingtaine d'embauches temps plein sur son site de Saint-Pierre-de-Chartreuse (Isère).
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Du côté du ministère de l'Économie, la satisfaction de voir naître ce type de réalisation est une preuve concrète que le made in France peut se révéler un vecteur de croissance. Comme l'affirme Murielle Grisot, chargée de mission à la Direction Générale des Entreprises :
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D'autres projets, notamment, en Rhône-Alpes seraient d'ailleurs à l'étude.
Jean-François Pibre