Numérique : quel avenir pour l'emploi ?
Stéphanie Borg
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Avec 5 240 établissements (+12 % entre 2008 et 2014) et 89 500 emplois salariés, le numérique en Auvergne Rhône-Alpes, sur la base du périmètre des "secteurs producteurs des TIC défini par l'OCDE à l'exclusion des secteurs des contenus et des supports", représente 11 % de l'activité nationale. C'est ce que révèle une étude conduite par la Direccte Auvergne Rhône-Alpes, présentée ce jeudi 21 janvier, lors de ses 21es Rencontres Économie Emploi Travail.
Ce sont les entreprises aux activités de fabrication des TIC (construction de réseaux, fabrication de produits informatiques...) qui pèsent le plus dans l'écosystème, représentant 14 % des activités de la région et employant 20 % des effectifs. A contrario, le secteur du numérique génère seulement 4 % du chiffre d'affaires national (8,9 milliards dont 10 % réalisé à l'export) et 6 % de valeur ajoutée (4,4 milliards d'euros).
Si malgré la crise le numérique a continué à générer de l'emploi salarié dans la région (+ 4 % entre 2008 et 2014), son impact sur l'emploi, sur les métiers et le management questionne.
Les entreprises sont conscientes qu'elles ne doivent pas passer à côté du numérique, artisan compris.
La création de process utilise le numérique pour favoriser l'automatisation des tâches, avec une utilisation massive des logiciels et de la robotique. Ils touchent de plein fouet les travailleurs peu qualifiés, réduits à obéir aux injonctions d'une machine.
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Dans la logistique, par exemple, le voice speaking (un casque qui transmet à l'opérateur les ordres de commande et contrôle son exécution) est désormais largement imposé aux préparateurs. S'il a considérablement augmenté les gains de productivité, son impact sur l'humain n'est pas neutre : limitation du langage des opérateurs, troubles musculosquelettiques (TMS), etc.
Stéphanie Borg
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