Après le bitcoin, les nuits deviennent aussi une monnaie virtuelle sur NightSwapping. Le principe ? Lorsqu'un hébergeur inscrit sur le site reçoit un hôte, il gagne des nuits, qu'il peut ensuite réutiliser chez un autre hébergeur du réseau. "Héberger permet de pouvoir ensuite partir", souligne Serge Duriavig, créateur de NightSwapping. Autrement dit, on troque.
Ici, pas d'échange d'argent comme sur Airbnb par exemple. Car ce concept, développé depuis 2012 par la startup lyonnaise, se situe à l'interface de plusieurs modèles déjà existants : l'échange de maison, le couchsurfing et Airbnb. À quelques différences près. Outre le fait que la monnaie soit abolie, cet échange est asynchrone et le couchage se fait uniquement dans une chambre.
Enlever cet échange d'argent entre hébergeur et hébergé permet "une meilleure proximité. Selon nos premiers retours, c'est d'ailleurs cette authenticité qui prendrait le pas sur les économies réalisées", explique Serge Duriavig.
Dernièrement, la startup a repositionné son offre avec le "swipe" qui permet d'accéder aux offres de manière plus rapide et intuitive en faisant glisser les images.
Désormais, l'usager pourra indiquer sa ville de départ et ensuite sélectionner un rayon kilométrique pour sa destination finale. "Il pourra ainsi trouver des destinations auxquelles il n'aurait pas pensé", explique Serge Duriavig.
Dans son nouveau positionnement, NightSwapping a décidé de miser davantage sur l'imprévu, sur des territoires plus ruraux et souhaite ainsi sortir du tourisme de masse, laissant de côté le booking vacances.
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Des frais de réservation à 9,90 euros, dans lesquels est intégrée une assurance universelle, permettent à l'entreprise de "gagner sa vie". Tout comme l'achat de nuits, pour ceux qui se lancent dans la démarche pour la première fois. Mais avec une communauté de 160 000 personnes à travers le monde, ces revenus sont encore insuffisants.
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Dès lors, pour l'instant, les 25 salariés vivent grâce aux levées de fonds. Une première en juillet 2014, a permis de lever deux millions d'euros. Une seconde, en cours, devrait atteindre les trois millions d'euros.
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