"Je cherchais comment permettre aux entreprises d'employer des ressources sous-utilisées. Parmi elles, on trouve les machines, les outils, les camions mais aussi les bureaux", se souvient Brieuc Oger, fondateur de la startup Hub-Grade, qui a pour objectif de mettre en relation des entreprises qui disposent d'espaces de bureau libres, et d'autres qui en cherchent.
Lorsqu'il a cette idée, Brieuc Oger est encore étudiant au sein de l'EMLyon. Après avoir été incubé au sein de l'école de commerce, il fonde son entreprise en juin 2015 et se lance officiellement au mois d'octobre suivant.
Pour financer son projet, il exerce des "petits boulots", mais surtout obtient une bourse French Tech de 18 000 euros. Aujourd'hui, le capital de l'entreprise qui était de 15 000 euros vient d'augmenter avec l'arrivée de deux nouveaux associés, Amandine Girard, en charge de la communication et Damien Menendez, pour le développement commercial.
Une augmentation de capital qui correspond également avec le lancement d'une nouvelle offre premium. Jusqu'à présent, le business model de la jeune pousse lyonnaise était basé sur les commissions, à hauteur de 10 % du montant hors taxe du loyer, une fois le bureau loué. La startup a tiré un bilan de ce premier modèle :
D'où l'idée d'un service premium, dont le coût dépendra du type d'espace loué, où les équipes d'Hub-Grade se chargeront elles-mêmes de constituer l'annonce qui sera ensuite mise en avant sur le site de location. Alors qu'une version pilote a été lancée, cette version premium devrait officiellement voir le jour au cours du mois d'avril.
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Depuis son lancement en octobre, la startup comptabilise 400 annonces, ainsi qu'une vingtaine de contrats en cours. Malgré des débuts un peu plus lents que prévus, le nombre de locataires repart à la hausse. Parmi leurs principaux clients, les startupers d'un côté, et les TPE ou PME de l'autre.
Pour se différencier de sites comme Bureau à partager, Hub-Grade a décidé de miser sur les services annexes :
A l'heure actuelle, la startup s'est essentiellement développée à Lyon, où 75 % des annonces sont publiées, ainsi que dans la région Auvergne Rhône-Alpes avec des villes comme Grenoble, Saint-Étienne ou Annecy. "Nos prochains enjeux seront Marseille et Paris."
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En 2016, "l'année sera assez dense, nous n'aurons pas de quoi nous ennuyer", estime Brieuc Oger avant d'énumérer les objectifs : "atteindre les 50 000 euros de chiffre d'affaires, puis 350 000 en 2017, finir de trouver notre concept, améliorer notre expérience web." Avec pour idée en fin d'année de réaliser une levée de fonds.
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