Big Booster : comment les mentors poussent les startups
Maxime Hanssen
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Maxime Hanssen
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Au terme des trois jours de boostercamp lyonnais, 20 des 92 startups du programme Big Booster seront sélectionnées pour le deuxième volet bostonien de ce concours international d'accélération. Une sélection qui passera par une étape de pitch devant un panel d'investisseurs et de spécialistes de l'innovation qui décideront de la maturité du business, et de leur capacité à séduire des investisseurs américains. Et pour être prêts pour cette étape, une centaine de mentors accompagnent, grâce à leur expertise et expérience, les postulants pour acquérir les codes nécessaires. Le défi est grand : "trois jours, c'est court. Le challenge est réel pour les startups, mais il l'est également pour nous", lâche un mentor.
Le premier défi est de permettre à la startup de cerner rapidement sa proposition de valeur idéale. "Elle doit mettre en évidence que son business présenté répondra à une importante question, et donc à un marché avec un fort potentiel. Elle ne doit pas s'éparpiller dans plusieurs solutions", souligne Thomas de Charentenay, directeur innovation chez Sanofi Pasteur.
Un enjeu supplémentaire est lié à la culture des jeunes pousses. Les startups en compétition, issues de plusieurs parties du monde, sont habituées à présenter leur projet dans un écosystème qu'elles connaissent. Là, leur présentation s'adressera, à terme, à des investisseurs US. Il faut donc adapter la vision produit et le discours. "Les différences ne sont pas énormes, mais les VC américains ont une approche beaucoup plus normée", tempère Isabelle Guillaume, déléguée générale du pôle de compétitivité Minalogic.
À lire également
Autre particularité, par "rapport à un pitch client, le pitch investisseur implique toutes les composantes de l'entreprise : la proposition de valeur, certes, mais aussi le business plan, la structuration de l'entreprise, et surtout les personnalités et le potentiel de l'équipe", souligne Isabelle Guillaume.
Maxime Hanssen
Recyclage des aimants : à Grenoble, une ligne pilote au cœur de la bataille des terres rares
Navettes volantes : SeaBubbles en quête de repreneurs pour survivre
Circuits électroniques pour l'IA : Nvidia entre au capital de Scintil Photonics
La start-up lyonnaise Y-Brush confrontée au ralentissement du marché américain