Startups : pourquoi les fonds d'investissement regardent à Lyon
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"Bien, mais peut encore mieux faire." Si l'écosystème des startups lyonnaises devait être noté à l'image des collégiens ou lycéens en fin d'année, telle serait la remarque formulée par les fonds d'investissement lyonnais comme parisiens en bas de son bulletin.
"Il est en train de se dynamiser, ce qui n'était pas encore le cas il y a trois ans. Lyon accusait du retard par rapport à des villes comme Lille, Montpellier ou Nantes", note Maximilien Bacot, cofondateur de Breega, un jeune fonds, créé en 2013 à Paris, qui investit uniquement dans le digital, et sur de jeunes entreprises ayant déjà des clients et solutions sur le marché.
Cependant, depuis, la métropole lyonnaise a rattrapé ce retard. Le tournant ? La labellisation French Tech de la capitale régionale en novembre 2014. Pour Pierre-Henri Dentressangle, président du fonds lyonnais Hi Inov, filiale du holding familial Dentressangle Initiatives, "l'obtention du label a notamment permis de fédérer, de se regrouper, et de parler d'une seule voie".
D'autant plus qu'il s'accompagne du développement d'autres initiatives comme Boost in Lyon, la Cuisine du Web ou d'accélérateurs comme Axeleo (qui vient de lever 25 millions d'euros pour son premier fonds). Si bien qu'aujourd'hui, il n'y a selon lui "aucun trou dans la raquette". Autre élément à noter : dans le secteur du digital, la structure même des startups a également évolué. "Beaucoup d'entreprises étaient des agences, mais elles vendaient du service et ne développaient pas un vrai produit. Aujourd'hui, cela change", analyse Maximilien Bacot.
Alors pour le sourcing, l'écosystème lyonnais attire au même titre que Lille, Nantes ou Bordeaux. En 2016, 135 millions d'euros ont été levés par les startups lyonnaises, dont 6 millions d'euros en amorçage et 129 millions en capital-risque. Du côté de Nantes, la même année, 61,10 millions d'euros ont été levés par les jeunes pousses locales.
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