Hexadrone veut gagner ses galons de constructeur de drone
Stéphanie Gallo Triouleyre

Photo d'illustration
DR
Stéphanie Gallo Triouleyre

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Trois ans de R&D, un objectif ambitieux validé par des investisseurs privés lors d'une première levée de fonds de 800 000 euros en mai 2018 (Sabarot, Cirly, Planet Monetic), remarqué deux années de suite au CES de Las Vegas... et voici enfin Tundra, le drône multifonctions développé par la PME altiligérienne Hexadrone.
Il s'adresse à de nombreux secteurs : recherche, industrie, agriculture, secours en mer ou en montagne, sécurité, audiovisuel, Défense... Hexadrone réalise d'ailleurs déjà 30% de ses 940.000 euros de chiffre d'affaires (10 salariés) avec ce dernier secteur.
La version béta était déjà utilisée par Thales, Hexadrone est référencé comme fournisseur monde du groupe depuis l'année dernière. Il travaille également avec le Ministère des Armées, Manitowoc, Technip, Safran etc.
Finalisé juste avant le confinement, Tundra n'arrive pas forcément au meilleur moment, mais Alexandre Labesse, qui a beaucoup misé sur cette innovation récompensée d'un Red Dot Award, reste confiant.
L'accélération devrait avoir lieu dès 2021, lorsque l'entreprise sera en capacité industrielle de produire de plus grandes quantités.
Pour cela, elle a déposé en mars dernier un permis de construire pour la construction de nouveaux locaux à Saint-Ferreol d'Auroure.
Jusqu'ici Hexadone réalisait les assemblages mais déléguait la production à des sous-traitants. Mais le dirigeant ambitionne de "progressivement abandonner cette casquette d'assembleur pour prendre celle de fabricant".
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Hexadrone vit par ailleurs de sa boutique en ligne (2500 références de drones et accessoires) et de son bureau d'études destiné à répondre aux demandes de sur-mesure. Pour accélérer encore la cadence, Alexandre Labesse envisage une nouvelle levée de fonds pour 2021. Le montant n'est pas précisé.
Stéphanie Gallo Triouleyre