« On sort de l’ère de l’image et on amorce un rééquilibrage vers la voix » (B. Illinger, Coodio)
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Benoit Hillinger, responsable de projet chez Coodio à Montpellier
Pierre Bruynooghe
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Benoit Hillinger, responsable de projet chez Coodio à Montpellier
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LA TRIBUNE - Qui sont aujourd'hui les membres de Coodio ?
BENOIT ILLINGER, responsable de projet chez Coodio - Coodio compte désormais plus de 100 entreprises membres. Parmi elles, les membres fondateurs Netia à Montpellier (éditeur de solutions d'automation radio, NDLR), Radio Act, France Bleu Hérault, Radio One et Audio Work Shop (post-prod de jeux vidéo et livre audio, et centre de formation aux métiers du son, NDLR), mais aussi désormais des radios comme radio Aviva, RTS, RCF Maguelone ou Radio Clapas, des grandes entreprises comme France TV Studios (basés à Vendargues, NDLR), Ubisoft pour sa division sound design, et bien sûr des studios comme Kiwi Record et Kiwi Record à Grabels, The Kitchen TV (entreprise de Floride qui a ouvert des succursales partout en Europe dont Montpellier pour la France, et propose des doublages voix, NDLR), des éditeurs de livres audio comme Soladar à Vendargues, des belles pépites comme Soledge à Clapiers (technologies pour enceintes, NDLR), TwoNotes à Saint-Gély-du-Fesc (pédales d'effet pour les guitares, NDLR), ou encore Media Meeting à Toulouse qui est le plus important spécialiste de la voix d'entreprise avec 220 salariés et qui vend des prestations notamment aux boîtes du CAC 40... Nous sommes actuellement sous forme associative mais nous devrions déboucher sur la création d'une coopérative, une Scic, mais pour le moment, cette phase n'a pas encore été amorcée car la période n'était pas propice. On se transformera quand il y aura plus de sérénité économique. Nous avons par ailleurs récemment élargi le bureau de Coodio pour plus de diversité avec, par exemple, l'arrivée de Aparté Studio (studio de podcat culture, NDLR), de la start-up audio My Shared Studio ou encore du sound designer toulousain Massami Komuro.
La crise Covid, qui a vu se démultiplier le vecteur de la vidéo-conférence, a-t-elle aussi eu un impact sur le secteur de l'audio et de la voix ?
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Oui, les chiffres montrent que le fort développement qui s'était déjà enclenché a connu une vraie accélération. Avec le confinement, on a observé des changements d'habitudes : des gens qui écoutaient la radio en linéaire dans la voiture se sont mis à consommer du podcast, de la rediffusion d'émissions, des podcasts natifs sur de grosses plateformes. C'est une lame de fond. Aux USA, qui nous précèdent toujours de quelques années, la moitié de la population écoute de l'audio digital tous les jours. Dans cet audio digital, on trouve du podcast, des livres audio, les assistants vocaux, la radio, des médias hybrides comme Media Meeting à Toulouse, 1e voice business de France qui a créé l'observatoire de l'oralité. Sur le livre audio, le marché mondial est amené à dégager 3,5 milliards de dollars en 2021, et la part de marché du livre audio a augmenté de 50% en France en 2020, selon les chiffres du Syndicat national des éditeurs. On n'est plus sur le statut de niche. A Montpellier, nous avons Soladar, Benjamin Medias ou certains acteurs qui produisent pour Audible. Autre tendance : les assistants vocaux. Le cabinet Roland Berget estime à 20 millions d'utilisateurs en France...
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