Il s'agit de l'auvergnate de l'étape. Fondée par Jacques Gardette, entrepreneur qui a monté plusieurs entreprises et Benoît Pinteur, pharmacien expert en développement de thérapies innovantes, Brenus pharma développe de l'immunothérapie cellulaire, une alternative possible aux CAR-T, cette stratégie d'immunothérapie cellulaire en plein développement.
Brenus pharma cible le cancer colorectal métastatique, qui est le troisième cancer en terme d'épidémiologie et le deuxième en termes de survie. "C'est un cancer à la prise en charge compliquée, car il est indolore et lorsque les premiers symptômes apparaissent, c'est déjà trop tard", pointe Paul Bravetti, directeur général délégué de Brenus pharma.
La survie à 5 ans des patients est inférieure à 12 %. Le nombre de nouveaux cas a atteint 2 millions en 2020 dans le monde, dont 43 000 en France et ce cancer cause 935 000 morts dans le monde chaque année.
Pour cela, les deux co-fondateurs avaient déjà travaillé sur un vaccin thérapeutique dans le glioblastome (cancer du cerveau incurable), qui avait montré une efficacité intéressante, mais qui était très compliqué à produire. Ils ont fondé Brenus pharma avec l'idée de mettre en place une plateforme de manufacturing pour fabriquer des lots et permettre un accès à un nombre de patients plus important.
"La société a été fondée en 2014 sous le nom de CFL Biotech et un brevet a été déposé la même année", précise Paul Bravetti, directeur général délégué de Brenus pharma. En 2018, la jeune pousse a commencé à fabriquer le premier lot du traitement pour commencer les tests pré-cliniques.
En 2020, CFL s'est transformée en Brenus pharma et s'est structurée avec le recrutement d'une équipe interne. "Nous avons une stratégie de couverture intellectuelle qui est mondiale. Nous avons obtenu un brevet européen cette année", indique Paul Bravetti. "Nous sommes sur un marché mondial de l'oncologie, donc il faut protéger le plus rapidement possible les traitements".