Octavie, nom de code pour une révolution des trajectoires aériennes ?

Pierrick Merlet
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Avec le projet Octavie, les deux pilotes retrouvent une certaine responsabilité dans la gestion du vol.
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"Nous devons rendre l'avion encore plus acceptable socialement et pour cela, on doit le décarboner", sait pertinemment Yannick Assouad, l'ancienne directrice générale de Latécoère et nouvelle directrice adjointe des activités Avioniques de Thales.
Au-delà des SAFE, des nouveaux moteurs ou encore des futurs avions annoncés comme bas carbone, le nouvel employeur de Yannick Assouad mise ainsi sur l'optimisation des opérations aériennes. "En jouant sur celle-ci, nous pouvons gagner jusqu'à 10% sur notre consommation de carburant et donc autant de rejets d'émissions de CO2 en moins, sans oublier les gains sur les effets non-CO2 comme les traînées de condensation formées au passage des avions dans le ciel", poursuit la dirigeante.
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Le sous-traitant aéronautique, qui vient d'annoncer 4.000 recrutements en France en 2022, a ainsi formé il y a quelques temps un consortium autour d'un projet dénommé Octavie. En 15 mois de recherche, celui-ci, d'un montant total de 1,4 million d'euros (dont 50% apportés par le conseil régional d'Occitanie sous forme de subvention), doit permettre une véritable révolution de l'espace aérien européen. Une somme minime face à l'enjeu semble-t-il, mais avec lesquelles des premières avancées sont au rendez-vous.
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