Ni voiture, ni vélo : l'annécien Cixi prêt à réinventer la roue sur le marché des nouvelles mobilités
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Une première série de 1.500 véhicules hybrides actifs, à mi-chemin entre le vélo cargo et la voiture, sera lancée en 2026 par l'annécien Cixi.
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La start-up annécienne Cixi planche depuis huit ans sur un concept de véhicule hybride actif, à mi-chemin entre un vélo et une voiture électrique. Retenue dans le cadre de la dernière relève de l’appel à projets « Première Usine » de France 2030, elle investit désormais 10 millions d’euros dans une usine, qui sera capable de produire 1.500 véhicules et 100.000 pédaliers électroniques innovants dès 2026.
Avec trois roues et des pédales, le « Vigoz » n'est ni une voiture traditionnelle, ni un vélo. C'est un véhicule d'un nouveau genre - à mi-chemin entre ces deux types de mobilité - , sur lequel planche la startup annécienne Cixi, créée en 2016 par Pierre Francis.
L'homme n'est pas un doux rêveur aux ambitions infinançables, il est le président du conseil d'administration de l'entreprise de services à la personne Vitalliance, qu'il avait cofondée en 2003 et qui affiche aujourd'hui quelque 200 millions d'euros de chiffre d'affaires.
Et si le concept du « Vigoz » peut surprendre, laisser certains observateurs sceptiques, il a séduit récemment les jurys des programmes d'accélération de startups menées par les entreprises NTN (roulements) et STMicroelectronics, ainsi que les experts du programme France 2030.
Cixi a en effet été retenue, il y a quelques semaines, dans le cadre de la dernière relève de l'appel à projets « première usine ». Le montant de la subvention reste confidentiel, mais il viendra alléger un investissement de l'ordre de 10 millions d'euros consenti pour la création de de premier site industriel.
« Réactiver la mobilité »
« L'idée s'est imposée à moi il y huit ou neuf ans, je souhaitais porter un projet permettant de réactiver la mobilité. Aujourd'hui, par manque de temps ou de motivation, beaucoup trop de personnes ne bougent pas suffisamment pour rester en bonne santé. En leur donnant l'occasion de faire un peu d'activité physique à l'occasion des trajets du quotidien, il est possible de remédier à cette problématique », relève Pierre Francis.
Celui-ci rappelle d'ailleurs l'alerte émise par l'Agence nationale sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES), qui pointait en 2022 le risque de détérioration de la santé, par manque d'activité physique ou par un temps trop long passé assis pour 95% des Français de plus de 18 ans.
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