Start-up studio du groupe L'Occitane, Obratori investit en capital-risque dans les jeunes entreprises innovantes issues des cosmétiques, de la santé, mais aussi du digital et de la transition écologique. Manière pour le groupe d'être au fait des grandes tendances du marché, et de nouer des partenariats avec les pépites capables d'intervenir à toutes les étapes de la chaîne de production.Du haut de son écrin, ancien siège de la compagnie maritime SNCM qui fait face au Grand Port de Marseille, Obratori voit large.
Opérationnelle depuis septembre 2018, cette structure fondée par le groupe cosmétique L'Occitane se présente comme un « start-up studio » qui prend sous son aile des start-up dans lesquelles elle investit via un fonds en capital-risque, pour un ticket moyen compris entre 100.000 et 250.000 euros. Un investissement qui se veut précoce, comme l'explique Delphine Oung, directrice adjointe d'Obratori. « Nous investissons très tôt avec des business angels prêts à nous suivre à cette étape. Nous ciblons les entreprises ayant un début de traction ou une première preuve de concept ». S'y ajoute, en fonction des besoins, un accompagnement plus ou moins poussé et la mise à disposition - si besoin là aussi - de locaux au sein de la Cité de l'innovation et des savoirs portée par Aix-Marseille Université, CMA CGM (propriétaire de La Tribune, NDLR) et l'Occitane.
Le start-up studio permet dès lors à L'Occitane d'être ancrée à Marseille, ville à l'écosystème entrepreneurial assez dynamique et moins saturé que dans la capitale. Tout en étant ouverte sur la Méditerranée et sur le monde universitaire, qui est toujours un vivier d'innovations.
Cet outil permet d'accompagner de jeunes entreprises prometteuses qui pourront peut-être un jour devenir de potentiels partenaires pour L'Occitane. Dans les cosmétiques, mais pas seulement.
Des cosmétiques au numérique, en passant par l'emballage
Si les cosmétiques sont évidemment représentés -avec des entreprises comme Le Rouge Français, originaire des Hauts-de-Seine qui a choisi d'installer ici sa recherche et développement et qui coopère avec des chercheurs marseillais - le start-up studio s'est aussi dès le départ positionné sur le marché de la santé. Domaine qui entretient des passerelles avec celui des cosmétiques. L'entreprise Calysens, qui propose des molécules anti-vieillissement, en est un bon exemple puisqu'elle est née d'une autre entreprise, Progelife, qui développe des molécules dans le cadre du traitement de pathologies telles que la progeria ou la maladie des enfants de la lune.