À Marseille, une biotech innove en cosmétiques pour financer ses recherches et séduit Brad Pitt
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Bien que spectaculaire, la progeria est longtemps restée incomprise. Concernant seulement 350 enfants dans le monde, cette malade se caractérise par un vieillissement accéléré dès l'âge de 18 mois. La croissance s'interrompt soudainement. Le corps se met à prendre l'apparence de celui d'un vieillard tandis que le développement intellectuel se poursuit normalement. Ce, jusqu'au décès des malades en début d'adolescence, provoqué le plus souvent par des infarctus du myocarde ou des accidents vasculaires cérébraux.
Un cauchemar sur lequel les deux chercheurs marseillais Nicolas Lévy et Pierre Cau apportent un première éclairage en 2003 lorsqu'ils découvrent la mutation génétique à l'origine de la maladie. Il s'agit d'un premier pas avant l'identification d'une famille de molécules capables de réduire la toxicité de la progérine, la molécule impliquée dans ce vieillissement accéléré, voire de la détruire.
C'est pour valoriser leurs découvertes qu'ils fondent Progelife, entreprises de recherche, avec l'espoir d'améliorer la vie des enfants malades. Reste à convaincre des investisseurs de les soutenir. Ce qui s'avère difficile -si ce n'est impossible - lorsque l'on s'adresse à un si petit nombre de patients.
À lire également
« Nous sommes donc passés d'un modèle mono-indication à un modèle pluri-indications », explique Frédéric Bénéton, PDG de l'entreprise. Car les mécanismes d'actions des molécules brevetées sont susceptibles d'agir contre d'autres maladies. Rares pour certaines. Mais pas toujours. En 2020, l'entreprise s'aperçoit ainsi que ses molécules sont capables d'inhiber la réplication de différents virus tels que le covid-19 mais aussi le chikungunya.
Maëva Gardet-Pizzo