Lors de sa création en 2016, TSE a une vision de la consommation des énergies fossiles qui ne deviendra un axe stratégique que bien plus tard. De fait, c'est en 2021 que l'entreprise connaît une accélération avec l'inauguration de celle qui est considérée comme la plus grande centrale photovoltaïque de l'Hexagone, la centrale de Merville, avec ses 152 mégawattheures (MW). Parallèlement, le producteur français se déploie aussi sur le segment de l'agrivoltaïsme et installe, l'année suivante, son premier pilote en Haute-Saône.
Depuis, les levées de fonds se succèdent : 161 millions d'euros en 2023, 220 millions d'euros en 2024 dont 100 millions d'euros en décembre dernier pour le déploiement de sept parcs au sol dans diverses régions françaises, des tours de table auxquels le Crédit Agricole et la Caisse d'Épargne ont pris part. TSE a pris le parti de couvrir toute la chaîne de valeur avec, insiste Jean-Edouard Allard, « une approche industrielle qui permet d'optimiser les processus et générer des effets d'échelle et donc de proposer une énergie la plus compétitive possible ». Une approche qui est la seule, affirme le directeur général délégué en charge des finances et de l'ESG, capable de s'inscrire dans le long terme et de répondre notamment aux besoins souverains du pays alors que la France continue d'importer 70% de son énergie.