"En période de crise, il faut être offensif par l'innovation", estime Asse Abdallah, titulaire d'un doctorat en automatisme et patron de l'entreprise Prosyst (Nord). Composée de 22 personnes, principalement d'ingénieurs, cette société est spécialisée dans la conception de solutions dédiées à l'automatisation des process. "Dans une usine, une minute, c'est le temps nécessaire pour assembler une voiture", illustre le dirigeant qui compte comme principaux clients PSA, Renault et des équipementiers automobiles. Malgré des activités dans la défense et le nucléaire notamment, plus de la moitié de son chiffe d'affaires est reliée à la filière automobile, par conséquent le confinement a eu un impact important sur l'activité de Prosyst. Et pourtant, des leçons de la crise des subprimes ont été retenues.
Par ces nouvelles collaborations, l'entreprise nordiste qui exerce dans l'industrie du futur a retrouvé le chemin de la croissance jusqu'à cette nouvelle crise, liée à une pandémie qui a ralenti l'économie mondiale. Pour passer le cap, Prosyst mise donc tout sur son projet "Strada 4.0".
"C'est un projet qui mêle de l'intelligence artificielle, de l'IoT, de la cybersécurité, etc. L'objectif est de permettre la standardisation de la transition digitale dans l'industrie automobile, et à terme sur d'autres secteurs. Concrètement, le projet Strada consiste à connecter entre eux tous les moyens de production d'un même site, d'une même ligne de production, avant de remonter toutes les données vers un même cloud. Nous voulons récolter la donnée, la maîtriser et l'exploiter afin d'offrir une meilleure traçabilité en cas de panne ou incident, augmenter la performance et améliorer les analyses", présent le dirigeant.