Les cinq défis du coworking
Déborah Berthier
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Rompre l'isolement, créer des synergies, accéder à un bureau à un prix réduit, profiter d'une ambiance positive et stimulante, etc. : on n'en finit plus de vanter les avantages du coworking. Le nombre de ces espaces de travail partagés double chaque année. Une tendance qui se vérifie en Auvergne-Rhône-Alpes, mais aussi à l'échelle nationale et internationale. Pourtant, de nombreux défis restent à relever pour ces tiers-lieux. Les acteurs du secteur se sont réunis vendredi 3 février à Lyon, à l'occasion de premières assises du coworking pour en débattre. Tour d'horizon des challenges à venir :
Faire entendre leur voix, tirer parti des retours d'expérience des autres structures : les espaces de coworking ont tout intérêt à se constituer en réseau. C'est la démarche entreprise par quatre structures lyonnaises, il y a trois ans, avec la création du réseau "coworking Grand Lyon », qui compte aujourd'hui onze membres. "Nous voulions montrer que notre esprit d'entraide n'était pas dû à la jeunesse du mouvement. Ces échanges nous permettent aussi de partager de bonnes pratiques", explique Michael Schwartz, co-fondateur de la Cordée.
Lire aussi : Les espaces lyonnais de coworking en rangs serrés
Né en 2006 à San Francisco, le coworking a d'abord essaimé dans les métropoles. Il commence aujourd'hui à se développer dans les territoires ruraux, comme à Lamure-sur-Azergues, où La Cordée a créé un espace en mai dernier.
"Les communes de moins de 3500 habitants occupent 90 % de l'Hexagone et nombreux sont ceux qui vont pourtant dans les grandes villes pour travailler, rappelle Cédric Szabo, directeur de l'association des maires ruraux de France. Les faire revenir, grâce à des tiers-lieux, permet de redynamiser les campagnes."
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De la forme associative, à la structure privée, en passant par les initiatives publiques ou encore les projets alliant public et privé, les modèles sont divers. Mais le "coworking dégage globalement très peu de bénéfices. La plupart des structures arrivent tout juste à l'équilibre", affirme Antoine Burret, docteur en socio-anthropologie et auteur de "Tiers lieux et plus si affinité".
Déborah Berthier
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