CEA Leti : Une nouvelle dynamique pour la photonique à Grenoble ?

Marie Lyan
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Avec près de 12 600m2 répartis sur 6 niveaux, la nouvelle plateforme Photonique du CEA Leti, dont la livraison est prévue fin 2016, rassemblera 260 ingénieurs et techniciens travaillant sur les technologies de la lumière (optique et photonique) au sein d'un même bâtiment. Un atout supplémentaire pour assurer la synergie des équipes, et servir aussi de vitrine auprès des industriels.
"Ce sont 30 ans d'histoire qui vont converger dans ce bâtiment. Car nous avions besoin de rassembler tous les acteurs du domaine de l'optique, de l'électronique et des systèmes -qui étaient pour l'instant disséminées sur près de 6 sites- et les moyens technologiques pour maximiser les synergies et concevoir des composants très avancés que l'on retrouvera demain dans beaucoup de produits de la vie courante", a résumé le directeur du CEA, Jean Therme.
Car depuis que le CEA de Grenoble a amorcé sa conversion du nucléaire vers les nouvelles énergies (devenant CEA Tech), la photonique a pris une place de plus en plus importante. Ses champs d'applications sont multiples : éclairage LED, imagerie infra-rouge, affichage, systèmes de communication, domotique... Issue à l'origine du secteur militaire, qui visait à développer la vision nocturne des combattants et avions de chasse, la photonique s'est ensuite développée sur le marché civil qui représente aujourd'hui la majorité de ses activités. "Cela permet de créer différents types d'objets comme les communications optiques (ordinateurs), les imageurs (caméras de téléphones portables), ou des émetteurs de lumière (éclairage des LEDs). C'est aussi la capacité à fabriquer des objets dans le domaine de la santé, du spatial à travers la rencontre entre l'optique et l'électronique", explique Jean Therme.
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Grâce à son tissu de chercheurs et son expertise dans la microélectronique, Grenoble se pose comme le second pôle mondial en matière de photonique sur silicium, après les Etats-Unis. "Le défi, c'est qu'il faut suivre la densité de la microélectronique, qui met aujourd'hui plusieurs milliards de composants sur une puce, et en même temps, assurer un coût très bas pour l'utilisateur final. On travaille aussi sur des détecteurs capables de dire si quelqu'un est présent dans une pièce, afin d'adapter l'éclairage ou d'éteindre la lumière, et ce, en respectant la vie privée", explique Jean Therme.
Marie Lyan