Comment le tourisme s'empare de la réalité augmentée
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Imaginons. Aux colonnes du Palais de justice de Lyon viennent se superposer celles du bâtiment qui occupa cette même place au XVIIIe siècle. Une possibilité rendue possible grâce à une application téléchargée sur son smartphone ou sa tablette. Une nouvelle façon de voir la ville, de la visiter. Mais cette idée est déjà une réalité. Elle a même un qualificatif : la réalité augmentée.
Avec Arthur Song, ce diplômé de l'Ensimag a imaginé une application qui permet de connaître en temps réel les informations, historiques comme pratiques, du lieu ou du bâtiment qui se trouve face à soi. Au début uniquement présents à Grenoble, ils se trouvent désormais dans la Drôme, dans le Rhône mais aussi en Île-de-France et viennent de se déployer vers les Savoies.
A l'image d'Xplora, les applications de réalité augmentée se développent en Rhône-Alpes, pour améliorer l'expérience touristique. A l'image de Paradiski Yuge lancée lors de cette saison d'hiver. Elle permet au skieur de connaître en temps réel la météo sur les sommets, ou le tracé de la piste sur laquelle il se trouve.
A Lyon, c'est l'application Traboules qui illustre le phénomène. "Elle répond à une question très simple, que l'on nous pose souvent : où se situent les traboules ?", raconte amusé Olivier Occelli, directeur marketing de l'Office de tourisme de Lyon. En 2010, l'organisme prend donc l'option de développer une application payante (0,99 centimes), en partenariat avec l'agence Mon UniVert.
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Le principe ? Pouvoir géolocaliser ces fameux passages cachés qui traversent les cours d'immeubles. L'application propose aussi une partie en réalité augmentée. Mais malgré les 77 000 téléchargements en six ans, Olivier Occelli y croit peu.
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