Peau reconstruite : l'impression 3 D, c'est déjà une réalité
Marie-Annick Depagneux
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Produire de la peau artificielle en recourant à la technologie de l'impression tridimensionnelle, c'est possible. La jeune pousse lyonnaise LabSkin Créations, fondée en juin 2014, commence à proposer cette méthode à certains de ses clients, les plus en pointe, de l'industrie cosmétique.
Ce défi de l'impression 3 D, LabSkin l'a relevé avec son partenaire 3d FAB, une plateforme dédiée à l'impression 3D à partir de cellules vivantes et installée à l'Université Lyon 1.
Le procédé consiste à utiliser une cartouche remplie d'un cocktail fabriqué sur mesure associant à des cellules de peau humaine une bioencre dont la recette est gardée secrète. "Nous faisons une peau complète, derme et épiderme, en 21 jours au lieu de 45 jours avec la méthode habituelle de culture in vitro".
Hébergée à l'hôpital Edouard-Herriot et travaillant en étroite collaboration avec la banque des tissus et des cellules des Hospices Civils de Lyon, la jeune société, fondée en juin 2014, emploie aujourd'hui 5 collaborateurs et prévoit un doublement des effectifs à deux ans.
C'est également pour accélérer et automatiser la production d'échantillons de peau que la filiale américaine de L'Oréal a conclu un partenariat avec Organov, startup californienne, spécialisée dans la bioimpression, en mai 2015. Le géant français de la cosmétique possède à Lyon le centre EpisKin qui produit plus de 100.000 unités de substituts cutanés.
De son côté, et dans la même optique, la division Beauty Care Solutions du chimiste allemand BASF a signé un accord stratégique avec Poietis, jeune société bordelaise spécialisée dans l'impression laser (4 D), mi-2015. Fournisseur de principes actifs pour les soins de la peau (80 millions d'euros de chiffre d'affaires dont 66 à partir de la France), en particulier, la firme allemande est présente dans l'ingénierie cutanée depuis l'acquisition en 2006 de Coletica, une société lyonnaise.
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Marie-Annick Depagneux
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