Bruno Bonnell (LREM) souhaite faire de 2020 l'année de la robotique en France
Vincent Lonchampt
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C'est un fait : la France accuse un retard en matière de robotisation de son industrie. Avec 132 robots pour 10 000 ouvriers, le pays ne se classe qu'au 18e rang mondial, loin derrière l'Allemagne (plus de 300 robots pour 10 000 ouvriers) ou le leader japonais (plus de 600 robots pour 10 000 ouvriers).
A la traîne, la France l'est aussi avec une croissance annuelle du secteur de la robotique de 16% seulement, contre 30% au niveau mondial. Et le territoire ne compte qu'une entreprise dans le top 10 de la robotique industrielle, Staubli, détenue par des fonds suisses.
Outre un état des lieux, ce rapport rédigé à partir d'une « centaine d'entretiens » avec des spécialistes s'articule autour de 10 propositions qui ont pour objectif de proposer "une stratégie politique volontariste qui se décline en propositions d'actions de court, moyen et long-terme".
Des préconisations qui balayent un large spectre, de l'inscription de la robotique dans le fonds Deep Tech (les innovations issues du monde de la recherche), à l'éducation et la formation pour "habituer les enfants aux métiers de demain", en passant par une véritable diplomatie industrielle, notamment avec le Japon ou la Corée du Sud.
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Proposition la plus concrète pour le grand public, le député souhaite "faire de l'année 2020 l'année de la robotique en France" à travers l'organisation, par la filière, de conférences, animations, compétitions...
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