En Isère, deux futurs champions de l'apnée du sommeil ?
Anne-Gaëlle Moulun et Marie Lyan
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Caractérisée par des pauses de la respiration de 10 à 30 secondes durant le sommeil, pouvant se répéter plus de 10 fois par heure, l'apnée du sommeil est désormais reconnue comme un trouble respiratoire qui altère la qualité du sommeil, mais aussi la qualité de vie. Avec des conséquences de fatigue extrême en journée, ainsi que des risques de troubles cardiovasculaires et métaboliques.
Alors que près d'un milliard de personnes dans le monde en souffre, seul 20 % des cas sont diagnostiqués, en raison d'un diagnostic qui nécessite généralement un appareillage lourd, la polysomnographie, proposés dans des centres spécialisés ou à domicile.
Un terrain sur lequel la région grenobloise semble néanmoins disposer d'une longueur d'avance, avec son laboratoire du sommeil, dont la liste d'attente s'allonge. "Nous avons actuellement 1.200 patients qui ont besoin d'un enregistrement de sommeil et qui n'y ont pas accès dans des délais raisonnables", pointe Jean-Louis Pépin, responsable du laboratoire du sommeil de Grenoble.
Positionné dans le domaine de l'apnée du sommeil depuis sa création en 2003, l'isérois Sleepinnov se prépare à officialiser le lancement de son premier appareil de traitement de l'apnée du sommeil, Haloa, à l'occasion du Congrès de la société française de recherche et médecine du sommeil (SFRMS), qui se réunit cette semaine en format digital.
Bien que la crise de la Covid-19 lui ait fait prendre un peu de retard, son nouvel appareil devrait être disponible à compter de janvier 2021. Le résultat de trois années de R&D, de « plusieurs millions d'euros d'investissements », et d'un positionnement que la société de neuf salariés a d'abord amorcé sur le terrain du diagnostic.
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« Nous avons commencé par commercialiser en 2005 nos premières appareils de dépistage et de screening pour cette pathologie, puis une application de télémédecine faisant remonter les résultats de différents capteurs mesurés au domicile sur une tablette, ainsi qu'un boîtier de télésuivi que nous avons vendu après de 9.000 exemplaires », résume son PDG, Jérôme Argod.
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