A Montpellier, mobilisation générale pour la labellisation « IA Cluster »
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ChatGPT pour le texte et Dall-E pour l'image. Ce type d'IA génératives, ouvertes au grand public fin 2022, avec un retentissant succès, naviguent néanmoins dans un vide juridique vertigineux. Si les IA génératives ouvrent des opportunités gigantesques et des perspectives de progrès inédits, elles génèrent dans le même temps une multitude de craintes en termes de destruction d'emplois, de désinformation et autres pillages d'œuvres. Des interrogations émergent dans les domaines de l'éthique, de l'économie, de la productivité, du travail, de l'organisation des entreprises ou encore sur les souverainetés industrielle et numérique des Etats. En France comme à l'étranger, des personnalités publiques ont exprimé la nécessité d'examiner la question de l'IA « pour qu'elle ne cause pas de dommage à l'humanité »...
Le Président de la République Emmanuel Macron a lancé, en 2018, un plan stratégique pour le développement de l'intelligence artificielle, doté d'un budget de 1,5 milliard d'euros. Et le 19 septembre dernier, la Première ministre Élisabeth Borne a initié le Comité interministériel sur l'intelligence artificielle générative afin de mobiliser des experts de haut vol et de tous horizons, et ainsi faire progresser la réflexion sur ce sujet transverse, notamment son impact sur la société.
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L'Etat a souhaité la création d'un réseau d'Instituts interdisciplinaires en intelligence artificielle (3IA) et quatre* ont été sélectionnés en 2019 dans le cadre d'un premier appel à manifestation d'intérêt (AMI). Un second AMI « IA Cluster » a été lancé en juin dernier, avec l'ambition de combiner l'excellence de la formation, de la recherche et de l'innovation pour construire un réseau d'au plus dix pôles académiques français de renommée internationale en IA. Il est destiné aux établissements d'enseignement supérieur et de recherche et aux consortiums qu'ils peuvent constituer autour d'eux, en capacité de « justifier d'une intense activité de recherche, de formation et d'innovation et d'une visibilité d'ores et déjà remarquable à l'échelle internationale dans le secteur de l'IA et plus largement du numérique ». Les projets retenus pourraient prétendre à une subvention de 70 à 130 millions d'euros avec l'ambition de peser en tant que leader mondial, ou à une subvention de 20 à 40 millions d'euros avec l'ambition de peser en tant que leader européen.
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