La startup nîmoise Drone Geofencing boucle sa première levée de fonds, à hauteur de 1,4 million d’euros. Des moyens qui seront alloués à l’industrialisation de sa solution de supervisation et gestion de flotte de drones, et à sa commercialisation en Europe. Mais aussi au développement de nouvelles fonctionnalités ou nouveaux systèmes complémentaires, notamment l'obtention d'autorisations de vol en temps réel ou le suivi de l’évolution des drones (et demain leur pilotage) depuis le centre de contrôle.Faire usage d'un drone professionnel est soumis à de nombreuses obligations réglementaires et requiert des autorisations de vol parfois complexes, administrativement, à obtenir. C'est sur la base de ce constat qu'est née la société Drone Geofencing, à Nîmes (Gard) en 2019, à l'initiative de Samuel Brau, ingénieur en électronique, informatique et robotique, et expert dans les télécommunications aéronautiques. Incubée au BIC Innov'Up de la capitale gardoise, Drone Geofencing conçoit des solutions permettant d'administrer et de superviser une flotte de drones multi-modèles, exécutant des missions indépendantes les unes des autres ou volant en essaim.
La startup a ainsi mis au point une plateforme en ligne facilitant les démarches administratives et réglementaires pour l'obtention des autorisations de vols auprès des préfectures, du ministère des Armées et autres gestionnaires officiels de zones réglementées. Elle permet aussi à l'exploitant d'une flotte de drones de définir les trajectoires, de gérer les compétences des télépilotes, et de faire le suivi de son parc d'aéronefs (état de navigabilité, procédures d'entretien,...). Cette solution logicielle de préparation de mission, baptisée Gestadrone, est compatible avec toutes les réglementations internationales de l'espace aérien basse altitude.
Le 4 décembre, elle annonce avoir bouclé sa première levée de fonds, 1,4 million d'euros, auprès de réseaux de business angels - Melies Business Angels, BADGE (Business Angels des Grandes Ecoles), Provence Business Angels, et Défense Angels (réseau de 90 investisseurs français dans les technologies stratégiques) -, du fonds d'investissement SOFILARO (Crédit Agricole du Languedoc et de Sud Méditerranée) et de deux investisseurs privés, Docaret (société de soutien à l'industrie particulièrement active dans les industries de la sécurité et de la défense) et l'entreprise Lundi Matin, éditeur de logiciels de gestion en ligne et d'applications mobiles « qui investit dans Drone Geofencing pour renforcer ses solutions de marketplace et de e-commerce au travers de moyens logistiques et de livraisons par drones », précise Samuel Brau.