Facture énergétique des remontées mécaniques : dans les Alpes, la start-up Bluecime parie (notamment) sur l'IA
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Réduire de 20 % la consommation énergétique des remontées mécaniques : c'est l'objectif de la jeune entreprise Bluecime (10 salariés, un million d'euros de chiffre d'affaires en 2023). Ce consortium, monté il y a quelques mois entre le domaine skiable de Valmorel et deux laboratoires (G-SCOP de l'Université Grenoble Alpes et Hubert Curien de l'Université Jean Monnet), a pour ambition de modéliser les flux de personnes circulant sur les domaines skiables afin d'optimiser la vitesse des remontées mécaniques. Et donc leur consommation énergétique.
Le projet, au nom de code « Soften », vient d'être retenu dans le cadre de la dernière relève du volet régionalisé du plan France 2030. Il va mobiliser une douzaine de personnes dans les trois prochaines années, pour un coût global de trois millions d'euros, dont les deux tiers viennent de subventions publiques.
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Cette optimisation vient tirer l'une des ficelles de la réduction de la consommation d'énergie : la sobriété (à savoir, le renoncement d'un usage - là où « l'efficacité » travaille à la performance des équipements). Tout l'enjeu, estime David Cuccolo, dirigeant de Bluecime, est de conjuguer une réduction - ou « optimisation » - du service avec la satisfaction des clients, dans le souci du maintien de l'activité touristique en montagne :
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