La licorne Swile consolide son assise sur le marché du titre-restaurant dématérialisé

Loïc Soubeyrand, le fondateur de Swile.
Swile

Loïc Soubeyrand, le fondateur de Swile.
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Six ans après sa création (2018), la licorne montpelliéraine Swile, positionnée sur le secteur des worktech et des avantages salariés dématérialisés (titres-restaurant, chèque-cadeau, etc.), consolide ses positions en particulier sur le marché des titres-restaurant dématérialisés, son activité historique. L'année 2023 aura en effet été essentiellement consacrée à l'intégration de l'entreprise française Bimpli, rachetée fin 2022 et qui propose des titres-restaurant mais aussi des chèques-cadeaux, chèques de services à la personne, services aux comités d'entreprise et autres services annexes comme les cagnottes.
Alors qu'encore 25% de titres-restaurant papier sont en circulation, Swile revendique 39% de parts de marché sur la dématérialisation en France et 34% sur le marché global du titre-restaurant. Avec ses 500.000 utilisateurs au Brésil, terre de prédilection du titre-restaurant dématérialisé, Swile annonce 5,5 millions d'utilisateurs au total.
La worktech avait bouclé l'année 2022 sur un résultat net négatif de -72 millions d'euros, notamment en raison des opérations de croissance externe réalisées, et l'année 2023 sur -31 millions d'euros. Le dirigeant indique aujourd'hui avoir clos un chapitre avec cette intégration de Bimpli, créant « un changement d'échelle » qui s'est traduit dans les résultats financiers « avec l'atteinte de la rentabilité en 4e trimestre 2023, renforcée au premier semestre 2024 ».
Ainsi, son chiffre d'affaires 2022, 138 millions d'euros après intégration de Bimpli, est-il monté à 163 millions d'euros en 2023, et Loïc Soubeyrand annonce déjà 99 millions d'euros au premier semestre 2024 (vs 79 sur la même période 2023, +25%).
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L'autre chantier qu'ouvre Loïc Soubeyrant maintenant, c'est celui de la gestion des frais professionnels sous la marque Swile Travel. Un pion a déjà été positionné avec le rachat, en mai 2022, de la start-up parisienne Okarito (plateforme de réservation de voyages professionnels). Un marché où la concurrence est offensive (American Express, Egencia aux côtés de quelques scale-up comme l'Américaine Navan et l'Espagnole TravelPerk) mais « pas très présente en France et au Brésil », assure Loïc Soubeyrand.
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