Grève chez Ubisoft : les salariés réclament un « vrai » dialogue social
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Les salariés d'Ubisoft en grève sur le site de Montpellier, ce jeudi matin 15 octobre 2024.
Cécile Chaigneau
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Les salariés d'Ubisoft en grève sur le site de Montpellier, ce jeudi matin 15 octobre 2024.
Cécile Chaigneau
L'esprit est bon enfant mais les salariés semblent déterminés. Ce jeudi matin 15 octobre, comme annoncé, une partie des salariés montpelliérains d'Ubisoft, fleuron français du jeu vidéo, est en grève, en théorie pour trois jours, comme sur d'autres français d'Ubisoft, à Montpellier, Paris, Lyon, Bordeaux ou Annecy.
Le mouvement social intervient alors que les positions d'Ubisoft, fleuron français du jeu vidéo, sont fragilisées : chahuté par sa communauté de gamers sur les réseaux sociaux, le groupe, coté en bourse, est l'objet de rumeurs de rachat (non confirmées), et certains de ses jeux ont accusé du retard ou essuyé des critiques. Une mauvaise passe qui est aussi le reflet d'un climat morose pour l'ensemble du secteur du jeu vidéo, le marché s'étant contracté après le Covid contrairement à ce que prévoyaient les éditeurs.
C'est la remise en cause du télétravail par la direction qui a été le déclencheur de cette mobilisation : la direction a annoncé qu'elle souhaitait un retour à deux jours de télétravail par semaine au lieu de trois actuellement. D'après un sondage réalisé par les syndicats, près de 10% des effectifs seraient contraints de partir si un jour de télétravail venait à être supprimé, pour cause d'incompatibilité avec leur mode de vie (parentalité, déménagement...).
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Xavier Langlois, secrétaire du CSE d'Ubisoft Montpellier, travaille depuis vingt ans pour l'éditeur de jeux vidéo. Il évoque des choix de vie qui vont être percutés par cette décision de retour au bureau trois jours par semaine : « On a décidé, avec ma compagne, de déménager à 40 km d'ici pour des raisons budgétaires. Je savais qu'il y avait des discussions sur le télétravail et j'ai longuement étudié le sujet mais on a décidé de partir s'installer plus loin pour trouver de meilleures conditions de vie. Revenir au bureau plus souvent va m'ajouter des contraintes de route, de frais, de fatigue... Et il n'y a pas eu de négociations en amont ».