IA : Montpellier se jette dans la bataille de l'attractivité
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Le Sommet de l'IA, qui s'est tenu à Paris les 10 et 11 février, a souligné l'enjeu crucial pour chaque pays de positionner ses compétences sur l'échiquier mondial de l'intelligence artificielle. Désormais, chaque territoire fait l'inventaire de ses forces. Or, en Occitanie, une récente note de l'Observatoire Deeptech, réalisée par le pôle de compétitivité Aktantis et In Extenso Innovation Croissance, qualifie la région de « microterritoire d'IA », avec « des acteurs encore en dessous des attentes et enjeux ».
La métropole montpelliéraine fait pourtant tout pour être identifiée comme territoire d'expérimentation. En 2023, un consortium, porté par l'Université avait répondu à l'appel à manifestation d'intérêt « IA Cluster » pour faire partie du réseau des Instituts interdisciplinaires en intelligence artificielle (3IA), financements à la clé. Mais en mai 2024, alors que le dossier de Toulouse était retenu (avec huit autres), la candidature de Montpellier n'était, elle, pas sélectionnée.
La réponse négative avait été envisagée mais pas question de perdre le bénéfice de la démarche : « L'élan est donné et la dynamique se poursuivra », assurait alors Anne Laurent, directrice de l'Institut de sciences des données de Montpellier (ISDM) et vice-présidente de l'Université de Montpellier, en charge de la science des données.
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C'est dans cette dynamique qu'a été officiellement lancée, le 17 février, l'association IA Montpellier Méditerranée. L'état d'esprit : « chasser en meute pour être visibles et compter face aux États-Unis et à la Chine », revendique Michaël Delafosse, le président de la Métropole. L'objectif : cartographier les ressources (publiques et privées) stratégiques du territoire, favoriser le déploiement de l'IA dans l'écosystème, construire des solutions et créer de la valeur grâce à cette approche systémique. Mais aussi mettre la capitale languedocienne sur la carte de l'IA.
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