Le transport par navires émet autant de gaz à effet de serre que celui par avions, soit près de 3 % des émissions de CO2 dans le monde. Clé de l'économie mondiale, le transport maritime représente quelque 80 % du commerce international en valeur et 90 % en volume.
Après un léger creux pendant la période Covid, les échanges de marchandises par les mers ont d'ailleurs atteint un volume de 11 milliards de tonnes en 2022, avec une croissance annuelle autour de 3 à 4 %. Au 1er janvier 2021, il y avait près de 54 000 navires de commerce de plus de 1 000 ums (Universal Measurement System, unité internationale de jauge maritime) selon l'ONU Commerce et Développement, et le commerce maritime a « augmenté de 2,4 % en 2023 pour atteindre 12 292 millions de tonnes, après une contraction en 2022 ».
Le secteur du transport maritime a entamé à son tour sa transition énergétique, visant la neutralité carbone en 2050. Une transition qui va nécessiter des investissements massifs. À titre d'exemple, le fonds de dotation porté par l'armateur CMA CGM (actionnaire de La Tribune) et Bpifrance a ouvert une enveloppe de 200 millions d'euros provenant du fonds Pulse que l'armateur français a initié en 2022, consacrant 1,5 milliard d'euros à sa décarbonation et à sa chaîne d'approvisionnement.
Le transport maritime mise sur des solutions innovantes, en particulier des carburants alternatifs. Parmi eux, le méthanol vert, issu de la biomasse ou du captage de CO2. C'est justement la proposition de CarboZym, à Montpellier : transformer du CO2 biosourcé en méthanol à zéro émission nette (NZE-MeOH) pour en faire un carburant durable à destination du transport maritime, grâce à une innovation de rupture.