Idex, le dossier de la discorde à Toulouse ?

Gael Cérez
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Quatre ans après un départ houleux, l'Idex (Iniative d'excellence) va-t-il à nouveau déchirer la communauté universitaire et scientifique toulousaine ? À l'occasion du renouvellement de ce financement de 25 millions d'euros par an, le bilan d'évaluation, publié en décembre 2015, ravive certaines tensions "entre les tenants d'une université plus libérale, et ceux favorables à une conception plus communautaire", relève un élu toulousain : "Cela provoque des discussions car les conceptions différentes s'affrontent."
Selon certaines critiques, la Comue (Communauté d'universités et établissements) n'aurait pas respecté les engagements pris en 2012, lorsque Toulouse a remporté l'Idex.
C'est principalement sur la gouvernance que le bilan de l'Idex toulousain est critiqué. Comparée aux sept autres universités de l'Idex (Bordeaux, Strasbourg, Marseille, Sorbonne Université, Paris Sciences Lettres, Sorbonne Paris Cité et Paris Saclay), Toulouse serait moins avancée sur la gouvernance. "Le Conseil d'administration a 79 membres. Il en faudrait 4 ! Avec plus de pouvoirs, mais aussi plus facilement révocables, s'exclame la même source. L'objectif de l'université est de donner un diplôme de meilleure qualité et de faire une recherche plus performante. Une gouvernance au fonctionnement trop démocratique peut déliter cet objectif."
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Un constat en partie partagé par Toulouse Métropole. "L'université s'est solidifiée mais nous observons un écart entre ce qui a été réalisé et ce qui était prévu, remarque François Chollet, vice-président (LR) en charge de l'Enseignement supérieur et de la recherche. Je ne crois pas que cela remette en cause le renouvellement de l'Idex, mais il faudra expliquer au jury pourquoi on n'est pas allé aussi loin que prévu."
Gael Cérez
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