Le Cnes et Nexeya lancent à Toulouse une filière nanosatellite

Pierrick Merlet
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Lancement du nanosatellite Angels
Laurent Smadja

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Lancement du nanosatellite Angels
Laurent Smadja
"Une nouvelle page de l'histoire spatiale française débute à Toulouse", a déclaré de manière solennelle Jean-Yves Le Gall, président du Cnes, à l'occasion, le 18 mai 2017, du lancement dans la Ville rose du programme du démonstrateur nanosatellite Angels.
Contrairement aux projets de satellites précédents, le Cnes n'a pas passé de commande publique cette fois-ci. Mais il s'est associé à un consortium industriel français dans un partenariat de financement public-privé à parts égales.
Cette collaboration "moderne et équilibrée", d'après Philippe Gautier, PDG de Nexeya, doit permettre la mise en orbite à la fin de l'année 2019 de ce qui sera le premier nanosatellite français.
L'officialisation de cette association d'acteurs est vue par Jean-Yves Le Gall comme la naissance de la filière française des nanosatellites à Toulouse. "Nous voulons soutenir l'émergence de cette filière industrielle et la structurer. Une volonté déjà illustrée par le lancement du Club Nano en 2016, qui fédère les acteurs industriels et académiques du secteur", prévient le président du Cnes.
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D'autant plus que l'enjeu est de taille pour l'aérospatial français selon l'ancienne ministre de la Recherche et de l'enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, présente à cet événement. "Le marché des nanosatellites est estimée à 800 millions d'euros par an dans les dix années qui viennent", selon elle, qui avait remis au Premier ministre Manuel Valls un rapport sur la filière française de l'aérospatial en juillet 2016. Pour conquérir ce marché, "nous espérons vendre d'ici à 2023 une centaine de nanosatellites par an, dont 75 % à l'étranger", projette Philippe Gautier.
Pierrick Merlet