Les taxis aériens autonomes d'Eva arrivent à Francazal

Florine Galéron
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"J'ai reçu des dizaines de candidatures, certaines venaient de membres de SpaceX en Californie prêts à venir travailler ici à Toulouse", lance fièrement Olivier Le Lann. Après avoir été responsable des ressources humaines au sein de Critéo et un passage chez Tesla (le constructeur de voitures électriques présidé par Elon Musk), l'entrepreneur a décidé de lancer Eva (pour Electric visionary aircrafts). Objectif : faire voler d'ici un an des taxis aériens autonomes dans les grandes villes.
Vidéo de présentation du taxi aérien d'Eva.
Et pour déployer cette technologie, l'entrepreneur qui a travaillé ces dix dernières années au Japon, a choisi Toulouse. Plus précisément, son équipe va s'installer sur l'ancienne base militaire de Francazal dans les bureaux voisins de ceux d'Hyperloop TT.
Olivier Le Lann est pour l'instant entouré d'un directeur financier japonais, d'un responsable design basé en Inde et d'un directeur technique italien. Ces trois collaborateurs devraient prochainement le rejoindre à Toulouse. Eva envisage d'atteindre un effectif de 20 personnes d'ici fin 2018.
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D'ici là, la jeune société va construire ses premiers prototypes. "Nous allons récupérer les matériaux auprès de fournisseurs avant d'assembler nous-même l'engin. Nous tablons sur un prototype à l'échelle 1/5e d'ici un mois, puis un prototype à l'échelle 1/2 pour le printemps et enfin faire voler un engin à taille réelle d'ici un an", décrit Olivier Le Lann.
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