Toulouse planche sur Argos 4, un avant-goût de la constellation de nanosatellites Kinéis

Florine Galéron
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argos 4
Rémi Benoit

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argos 4
Rémi Benoit
"Aujourd'hui Argos, c'est plus de 18 000 balises à travers le monde. Elles sont implantées sur les animaux pour suivre les flux migratoires, sur des bouées dans les océans pour analyser la salinité des océans. La troisième application est la localisation des bateaux de pêche ou des navires de course par exemple lors du Vendée Globe. Les balises Argos envoient des données aux satellites (sept sont actuellement en orbite) qui les retransmettent ensuite vers les stations sol (une cinquantaine en activité à ce jour)", rappelle Marie-Anne Clair, directrice des systèmes orbitaux au Cnes. Le système Argos existe depuis 1978 et son exploitation est gérée par CLS, filiale du Cnes basée à Toulouse.
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En janvier 2020, sera lancé le satellite Oceansat3, le premier à être doté d'Argos 4, la nouvelle génération du système. "Argos 4 va être la pierre angulaire de la future constellation Kinéis", explique Michel Sarthou, chef de projet Argos au sein du centre national d'études spatiales. En effet, face à l'essor des constellations de nanosatellites (à l'instar de celle fabriquée à Toulouse par l'Américain OneWeb et Airbus), CLS a lancé le projet d'une constellation de 20 nanosatellites Made in France, baptisée Kinéis et qui sera lancée "vers 2022-2023". Un nanosatellite test baptisé Angels sera lancé au préalable en octobre prochain. Dans les deux cas, l'idée est de reprendre les principes technologiques d'Argos 4 mais en version miniaturisée.
Florine Galéron