Aile volante à hydrogène : l'Isae-Supaero planche avec Airbus sur de nouveaux matériaux

Florine Galéron
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Airbus planche sur un prototype d'aile volante à hydrogène.
Airbus

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Airbus planche sur un prototype d'aile volante à hydrogène.
Airbus
En plein débat sur la manière de réduire l'impact environnemental du transport aérien, Airbus a présenté en septembre 2020 trois concepts d'avion à hydrogène en promettant un avion d'au moins 100 places totalement décarboné d'ici à 2035. Le plus disruptif envisage une aile volante, un projet en rupture complète avec l'innovation incrémentale des dernières décennies et qui pose un certains nombre de défis.
À Toulouse, depuis un an, le département mécanique des structures et matériaux (DMSM) de l'Isae-Supaero planche en collaboration avec Chantal Fualdes, executive expert d'Airbus pour les composites, sur un projet de recherche pour déterminer les matériaux les plus adaptés à l'utilisation de l'hydrogène.
Plusieurs pistes sont étudiées pour contourner ces problèmes. Celle qui est peut-être la plus prometteuse vise à miser sur les matériaux multicouches pour favoriser l'isolation thermique de l'appareil.
Autre piste de travail : aller vers des matériaux polyvalents. " Ils doivent être à la fois structuraux, tenir aux vibrations, isolants au niveau thermique. Et pour l'instant, nous ne savons pas cumuler dans une même solution l'ensemble de ces qualités", ajoute-t-il. Ces travaux de prospective pourraient déboucher sur des démonstrateurs dans les deux à trois années à venir.
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Malgré l'ampleur des défis techniques, les équipes de l'Isae-Supaero ne cachent pas leur enthousiasme. "Ceux qui ont conçu les premiers avions ont été confrontés aux mêmes difficultés. Les frères Wright, qui ont fait voler leur premier appareil avec de l'essence, ont réalisé énormément de travaux sur leur moteur pour être sûr que cela allait fonctionner et le certifier pour embarquer des passagers. C'est une aventure qui s'est réalisée non sans difficulté. Mais on s'aperçoit que les périodes de crise sont très favorables pour rebattre les cartes", fait remarquer Yves Gourinat. Le chercheur imagine qu'en cas de succès le secteur de l'aviation pourrait entraîner dans son sillage pourquoi pas la transport maritime, ferroviaire et la machinisme agricole.
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Florine Galéron
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