Pionnier de l'ARN messager, Flash Therapeutics lève 15 millions d'euros

Florine Galéron
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Flash Therapeutics va doubler de taille d'ici à deux ans.
Flash Therapeutics

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Flash Therapeutics va doubler de taille d'ici à deux ans.
Flash Therapeutics
C'est l'une des seules sociétés françaises à avoir développé une technologie à ARN messager. "Notre métier, c'est de développer et de produire des coques qui contiennent à l'intérieur du matériel génétique pour soigner des maladies. Ce matériel génétique cela peut être soit de l'ADN, par exemple, quand on veut soigner des maladies génétiques qui ont un déficit dans un gène. Et puis, nous avons breveté en 2015 une technologie pour mettre de l'ARN et avoir une expression transitoire du gène. Cette technologie est appropriée pour la vaccination notamment", décrit Pascale Bouillé, présidente de Flash Therapeutics. Un savoir-faire qui lui a valu de bénéficier d'une aide d'1,5 million d'euros de l'Etat dans le cadre du plan de relance pour développer des technologies à ARN messager contre la Covid-19.
L'innovation de la société toulousaine a la particularité de reposer sur un procédé entièrement biologique.
L'avantage d'après la société est que l'ARN n'est pas détecté comme un corps étranger et ne risque donc pas de générer une réaction immunitaire ou une quelconque inflammation avec au final moins d'effets secondaires et potentiellement une meilleure efficacité. Une plateforme de production de cette technologie sera opérationnelle mi-2022.
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L'innovation de Flash Therapeutics a déjà conquis le CHU de Toulouse qui va l'utiliser pour un essai clinique programmé en 2023 sur une maladie appelée le lymphoedème. Mais d'autres discussions sont en cours avec des partenaires industriels privés pour développer des essais cliniques. La société cherche à s'associer notamment avec des biotechs. "Notre métier n'est pas de développer des vaccins, c'est de développer des technologies pour que nos partenaires puissent mener des essais cliniques. Par exemple, BioNTech a produit pour Pfizer qui a mené les essais", poursuit Pascale Bouillé.
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