Sup de co joue l'alternance avec les PME stéphanoises

 |   |  389  mots
S'adapter aux besoins des PME locales : c'est l'objectif que l'Ecole supérieure de commerce (ESC) de Saint-Etienne s'est fixé en créant en octobre 1995 « Sup de co entrepreneur ». « Le tissu local est vieillissant et il faut créer un potentiel de repreneurs », indique-t-on à l'ESC. Recrutés au niveau bac + 2 technologique, les jeunes sont placés en contrat d'apprentissage pendant trois ans. Première école a développer une formule en alternance sur cette période, l'ESC Saint-Etienne souhaite ainsi redorer son blason. Comme de nombreuses ESC en France, elle subit le moindre engouement des étudiants pour des formations considérées coûteuses pour un résultat incertain en termes d'embauche. Sans compter la concurrence des universités qui ont rattrapé leur retard dans les formations de gestion. « Le problème des ESC est de n'avoir pas su innover depuis vingt ans : elles n'ont rien inventé depuis les stages et la vie associative », affirme Christian Guellerin, en charge du développement des programmes de formation de la chambre de commerce et d'industrie de Nantes-Saint-Nazaire. « A Saint-Etienne, on n'a pas la grosse tête », assure Anne Damon, directrice déléguée de l'ESC : « Nous sommes en bas du tableau et on ne sera jamais HEC. » La démarche retenue pour la nouvelle formation est celle d'un prérecrutement. Les PME-PMI de la région réclament des bac + 2, l'ESC leur propose de former des bac + 5 en partenariat, qui ont une vision plus générale de l'entreprise et une meilleure capacité d'anticipation, tout en ayant une base technique. Placés sous une double tutelle, dans l'entreprise et dans l'école, les jeunes démarrent à 75 % du temps en entreprise pour atteindre 90 % du temps en fin de parcours. La pédagogie se veut « inductive » : les questions traitées en cours découlent des problèmes rencontrés au sein des entreprises. Le coût de cette formation est de 7.000 francs par an pour les étudiants, qui perçoivent 50 % du Smic la première année. Michel Figueras, responsable d'une PME spécialisée dans le traitement de déchets, emploie actuellement un étudiant de Sup de co entrepreneur et résume bien la préoccupation de nombreuses PME en quête de technico-commerciaux : « Il est difficile de trouver un ingénieur motivé par le marketing ou un ESC compétent techniquement. »

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :