Le forint hongrois flotte pour endiguer l'inflation

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Suite à la nouvelle, il s'est apprécié de 2,3 % et aujourd'hui, il ne fallait plus que 260 forints pour faire le même euro en début de journée. Le mouvement qui a eu lieu, et qui demande encore à être confirmé à l'avenir, est exactement celui qu'espéraient les autorités monétaires hongroises. Une hausse du forint est en effet de nature à importer de la désinflation, les prix des produits importés étant, par comparaison, moins chers que ceux libellés dans une monnaie locale en hausse. Or la banque centrale a raté depuis deux ans son objectif en matière d'inflation, fixé à 3 %. Et cela devrait continuer : en janvier dernier, les prix à la consommation ont crû de 7,1 %. Dans ces conditions, il n'y a que deux solutions : une hausse des taux d'intérêt ou un flottement de la devise.MENACE DE STAGFLATIONAvec un taux de croissance du PIB de seulement 0,8 % au quatrième trimestre de l'an dernier, sa plus faible performance depuis plus de dix ans, et de 1,3 % sur toute l'année 2007, contre 4 % en 2006, une hausse des taux d'intérêt aurait contraint le peu de croissance économique à venir. Pis, un tel mouvement conduirait tout droit à une situation de stagflation, le cauchemar des autorités monétaires.La meilleure solution était donc bien d'opérer un flottement du forint. La Pologne, la République tchèque et la Slovaquie, qui ont rejoint l'Union européenne au même moment que la Hongrie (mai 2004), ont toutes des changes flottants. Mais, pour gérer l'inflation, encore faut-il que la monnaie hongroise poursuive son appréciation. Or certains en doutent, du fait des perspectives de croissance abaissées à 2 % pour 2008, en raison des restrictions budgétaires visant à maîtriser le déficit, et du fait que les déficits des comptes courants sont peu financés par des investissements directs étrangers.

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