La demande aux PME sous les niveaux de 1993

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Certes, la chute du baromètre « La Tribune, LCL » mesurant le moral des dirigeants des PME s'arrête enfin en janvier. Néanmoins, compte tenu de son niveau et des piètres perspectives des entreprises, difficile de se réjouir. À 94, cet indice synthétique ne se situe qu'à un point au-dessus du plancher atteint en janvier 1993. « Les indicateurs de demande ont continué à baisser pour atteindre un nouveau plancher. La demande venant des PME et des grandes entreprises se replie encore à des niveaux très bas, en deçà de ceux de la récession de 1993.En matière d'activité, l'opinion des chefs d'entreprise se replie, mais plus modérément », observe Olivier Eluère au Crédit Agricole. Pourtant, la récente baisse des taux d'intérêt et le reflux des cours des matières premières devraient apporter une petite bouffée d'oxygène. « Malgré ces facteurs positifs, la confiance reste fortement dégradée du fait de l'ampleur de la crise financière mondiale et de l'entrée en récession de l'ensemble des pays développés. Tout ceci conduit à des comportements anxiogènes », ajoute Olivier Eluère. salaires gelés en partiePour la première fois depuis la création du baromètre en 1992, « l'incertitude politique et économique » détrône le poids des charges sociales de la première place des freins au développement malgré les efforts du gouvernement en faveur des PME. Résultat, 66 % des chefs d'entreprise anticipent un repli de leur activité en 2009, les plus pessimistes appartenant au bâtiment (80 %). Dans ce contexte, rien d'étonnant à ce que les prochaines augmentations de salaires soient réduites à la portion congrue. Nulles dans un tiers des PME interrogées, elles s'élèveront à 2,5 % en moyenne. F. Pi.

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