La relance, un art difficile

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Lorsque le gouvernement socialiste de Pierre Mauroy adopte en mai 1981 une « relance de la consommation populaire », le résultat n'est pas au rendez-vous : seule à emprunter la voie de la relance, la France se heurte au mur de son déficit commercial exorbitant, aboutissant à des dévaluations en cascade et à une politique de rigueur. Même constat d'échec pour les relances à répétition engagées par le Japon dans les années 1990, qui se sont soldées, dans un contexte de déflation, par un gaspillage des fonds publics dans des ponts et autoroutes souvent inutiles. En revanche, George W. Bush a eu plus de succès lorsqu'à l'automne 2001 puis au printemps 2008 il a distribué des chèques aux foyers américains pour insuffler un ballon d'oxygène dans l'économie américaine. La baisse de TVA engagée hier par Gordon Brown est en revanche plus contestée. « Elle ne se traduira pas automatiquement par une baisse des prix, et ce sera très compliqué de la remonter après », explique Jacques Le Cacheux, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques.

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